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Assemblées délégués

Assemblée des délégués
Salle  Fleurisia,Fleurier
11 mars 2017

Photos assemblée


Rapport de gestion du Comité central


Mesdames, Messieurs,

Durant l’année 2016, le comité central s’est réuni à quatre reprises afin de régler les affaires courantes de la SCCN.

Si l’année 2016 a été assez calme pour le comité central, l’activité chorale de vos sociétés a été abondante et variée. Nous nous sommes rendus, dans la mesure de nos disponibilités, à la plupart des concerts organisés par vos sociétés et nous vous remercions de l’accueil chaleureux qui nous a été réservé. Nous avons pu apprécier votre travail et la qualité de vos interprétations de même que l’amitié régnant entre les sociétés de la SCCN au travers des nombreuses collaborations et regroupements ayant été organisés afin d’offrir de magnifiques programmes.

Certaines sociétés ont également apporté une touche neuchâteloise dans d’autres fêtes de chant en Suisse et à l’étranger à l’image de l’Ensemble vocal Vox Animae qui, pour marquer ses dix ans d’existence a décidé de participer au Festival choral de Preveza en Grèce. Bien lui en a pris puisqu’il y a décroché une magnifique médaille d’argent et a gagné le prix du meilleur programme.

Au niveau de l’Union suisse des chorales, la situation financière est maintenant parfaitement rétablie et ce sont des comptes et un budget bénéficiaires que les délégués auront à adopter le 2 avril prochain à Zürich. Les 28 et 29 octobre de cette année aura lieu le Concours Suisse des chorales à Aarau auquel deux sociétés neuchâteloises sont inscrites. Je souhaite donc pleine réussite à Vox Animae et au SCAT tout en étant persuadée qu’elles porteront bien haut les couleurs neuchâteloises en terre argovienne. La prochaine Fête suisse de chant aura quant à elle lieu en 2022, selon toute vraisemblance à Gossau dans le canton de Saint-Gall.

Pour ce qui est de la SUISA, je vous rappelle qu’un délai échéant au 30 novembre de chaque année vous est accordé pour déclarer les œuvres que vous avez interprétées. En 2016, nous avons à nouveau dû rappeler plusieurs sociétés qui n’avaient pas rempli cette obligation. Sachez que vous êtes passibles d’une amende de CHF 100.00 en cas de non respect de cette échéance. Il serait à mon avis plus judicieux de garder cette somme pour une de vos prochaines verrées plutôt que de la dépenser à cet effet…

Au moment de rédiger ce dernier rapport de gestion, je me suis retournée sur ces 25 années passées au sein du Comité central. De beaux souvenirs me reviennent en mémoire : nos sympathiques séances (et après-séances) de comité, ces moments partagés lors de vos concerts ou lors des assemblées des délégués, ces rencontres éphémères ou ces amitiés nouées ainsi que les magnifiques Fêtes cantonales du Landeron, des Ponts-de-Martel, de Cortaillod, de Dombresson et, en 2010, de Fleurier qui reste malheureusement la dernière dans l’histoire de la SCCN. A ce sujet, je suis consciente que l’évolution de la société et les nombreuses offres en matière de loisirs ont contribué au déclin de l’intérêt des habitants de notre canton pour l’art choral rendant la tâche difficile pour vos sociétés de recruter de nouveaux et jeunes chanteurs et partant d’avoir la taille et l’énergie nécessaires pour organiser des Fêtes cantonales. Je trouve cependant regrettable de ne plus pouvoir réunir les chanteurs neuchâtelois lors d’une telle manifestation.

Ceci dit, je me réjouis de la diversité du paysage choral de notre canton. La SCCN et les 26 sociétés qui la composent reflètent en effet bon nombre de styles musicaux et apportent une diversité fort appréciée au travers de tous les concerts que vous organisez. Quelle que soit sa constitution et ses capacités vocales, chaque société est importante et a droit à toute la considération qu’elle mérite. De même, chaque choriste est un élément primordial même s’il faut quelquefois composer avec la voix rocailleuse d’une basse, avec le caractère entêté d’un baryton, avec la légèreté toute relative d’une voix de ténor, de celle d’une alto au timbre bien poitriné ou d’une soprano dont la rondeur des notes aigües a connu des jours meilleurs. Le travail de vos directrices et directeurs doit dès lors être apprécié à sa juste valeur de même que les efforts incessants consentis par les membres de vos comités afin de faire vivre vos sociétés.

Notre association est certes petite par le nombre de ses membres mais son activité est bien réelle. Il faudrait cependant que davantage de jeunes neuchâtelois se rendent compte que l’art choral c’est trop d’la balle et que l’appartenance à une société fait grave kiffer. Essayer au lieu de dénigrer voilà ce qu’il faut répondre à celles et ceux qui prétendent que Bovet c’est désuet.   
 
Voilà Mesdames et Messieurs les quelques considérations que je voulais partager avec vous. Au moment de quitter ma fonction, il me tient à cœur de vous remercier sincèrement présidents et présidentes, membres des comités,

directeurs et directrices, amis chanteurs et chanteuses pour tous les beaux moments que vous m’avez permis de vivre. Un merci tout particulier à mes collègues du comité central sur lesquels j’ai pu compter en toute circonstance ainsi qu’à notre banneret. Je quitte le navire le cœur plein de merveilleux souvenirs en espérant avoir pu donner à la SCCN une partie de ce qu’elle m’a apporté.

Bonne continuation à tous et vive le chant choral !

   Béatrice Stauffer                                                                                                                                                                                                                                                                       


Rapport de gestion de la Commission de musique

Société Cantonale des Chanteurs Neuchâtelois
Rapport de gestion
Commission de Musique
11.03.2017


Mesdames et Messieurs les représentant­e­s des autorités politiques,
Mesdames et Messieurs les délégué­e­s
Mesdames et Messieurs les invité­e­s
Chères et chers ami­e­s choristes

Je lis beaucoup dans la presse ces temps­ci que Neuchâtel est un canton réputé « culturel ». Je lecrois
certes volontiers lorsque, parcourant les différents agendas en ligne qui paraissent dans la presse
régionale, je finis par rester à la maison, ne sachant que choisir parmi l’offre culturelle pléthorique et de
qualité qui est proposée dans notre région. Le chant choral n’est pas en reste, il ne se passe pas un week­end
sans que l’une ou l’autre société ne donne un concert ou participe à un événement. Parfois il arrive que
certaines dates se télescopent…  Le futur agenda du site de la SCCN permettra peut­être d’éviter quelques
crispations de calendrier. Les semaines intercalaires n’en étant encore qu’au stade d’ébauche, nous devrons
toutefois nous contenter pour l’instant de 52 hebdomadairités annuelles et des possibilités qu’elles permettent.
Néanmoins, le constat reste réjouissant, Neuchâtel est un canton qui chante ­ à l’image de la Suisse,
l’USC vient en effet de révéler que 7.8 % de la population suisse est active dans une chorale ou ensemble
vocal, soit environ 560’000 personnes – et les concerts auxquels j’ai pu me rendre ne manquaient pas de
public. Neuchâtel est par conséquent également un canton qui écoute ! Et qui exporte, notamment par le biais
de Vox Animae, rentré primé cet été du concours choral international de Preveza, en Grèce. Les mêmes,
ainsi que le S.C.A.T., se rendront également à Aarau fin octobre à l’occasion du Concours Suisse de Chant,
organisé par l’USC tous les quatre ans. Nous leur souhaitons d’ores et déjà beaucoup de plaisir et de succès.
Saluons encore la participation de sociétés neuchâteloises à différentes fêtes de chants d’autres cantons.
Les chorales neuchâteloises apprécient le partage et la collaboration, j’en veux pour preuve les nombreux
concerts en commun et autres jonctions qui se font entre les sociétés de chant et la scène musicale
neuchâteloise.
La SCCN accueille également avec plaisir l’annonce de la création d’un ensemble vocal professionnel qui,
j’en suis persuadé, participera à une saine émulation en faveur de la qualité des choeurs de la région.
Une qualité qui passe non seulement par la voix des choristes mais aussi par la formation des intervenants,
notamment des directrices et des directeurs. À ce sujet, je vous rappelle qu’il existe depuis maintenant 2 ans
un cours CH II (qui suit et approfondit le CH I), donné sous forme de modules à travers toute la Suisse
ou presque. Je ne saurai trop encourager mes collègues à profiter de cette offre de formation continue.
J’en profite pour vous annoncer que la SCCN réfléchit actuellement à l’opportunité de s’acoquiner avec l’ACMN
pour proposer un cours commun d’initiation à la direction. Vous serez informés prochainement du résultat
de nos démarches.
En ce qui concerne les chanteurs, l’offre de stages et de semaines chantantes est vaste, je vous encourage donc
à vous y intéresser. Néanmoins, s’il est un domaine dans lequel notre canton a de la peine à relever le gant
– il n’est pas le seul – c’est celui des chœurs d’enfants et de jeunes extra­scolaires. L’USC, consciente que
la relève de nos sociétés passe avant tout par l’inoculation du virus dès le plus jeune âge, appelle de ses vœux
la création de chœurs de jeunes cantonaux et se donne 5 ans pour parvenir à un maillage complet
du territoire. La SCCN ne restera pas sourde à ces appels et réfléchit au moyen de répondre aux désirs
de la faîtière nationale. Là encore, affaire à suivre, les infos suivront dès que les projets prendront forme.
La tentative de l’ASCEJ, que la SCCN soutient, de rassembler des enfants de toute la Romandie pour
aller créer un œuvre de Josiane Haas et Ivo Antognini lors du SKJF 2017 à Lugano s’est soldée par une
demi­réussite, seuls 180 participants (sur 300 espérés) de deux cantons (VD et FR) se rendront au Tessin à
l’Ascension. J’en profite pour vous rappeler que cet organisme (ASCEJ) met à disposition des ressources
financières pour les projets d’échanges intercantonaux entre chœurs d’enfants et de jeunes. Toutes les
informations et les formulaires sont disponibles sur le site de l’ASCEJ.
Puisque l’on parle de sous et puisque les subventions cantonale deviennent de plus en plus difficiles
à obtenir, laissez­moi pour terminer vous toucher un mot de l’avancée du programme J+M (Jeunesse et
Musique) issu de la votation de septembre 2012. Deux millions de francs par année sont à disposition des
associations qui emploieront des intervenants au bénéfice de la formation J+M. Les sommes attribuées sont
relativement importantes et la formation consiste en 4 journées de cours. Les bénéficiaires, en ce qui nous
concerne, seront les chœurs d’enfants et de jeunes jusqu’à 20 ans, pour autant que le projet demandeur se
déroule en dehors du cadre scolaire. Le fonctionnement est plus ou moins similaire à celui de J+S. Toutes les
informations sont disponibles sur le site de la Confédération, plusieurs journées de formation ont déjà eu lieu
et d’autres sont agendées. Ces prochaines années serviront de test, plus il y aura de demandes, plus le budget
des années suivantes pourra être revu à la hausse. En comparaison, le programme J+S reçoit 80 mio. Par
année…
On le constate, la musique, la culture en général, bien que souvent premières victimes des coupes budgétaires,
savent se défendre et proposer des pistes pour une meilleure reconnaissance et une offre de qualité.
J’espère que les sociétés chorales neuchâteloises ne laisseront pas passer le train et sauront trouver l’énergie
et les ressources nécessaires pour aider le canton à justifier sa réputation de contrée propice à la culture.

Je vous remercie de m’avoir écouté et vous souhaite une bonne suite de soirée ainsi que le succès
dans vos projets futurs.
                                                                                                     Pour la Commission de Musique SCCN
                                                                                                     Sébastien Frochaux, président

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